Roger Vancampenhout

01-12-2016 — ANNIVERSAIRE : IL Y A 70 ANS NAQUIT L’UEF

Union of European Federalists - Union des fédéralistes européens - 70 ans de campagnes fédéralistes

Roger Vancampenhout

En guise d’introduction

La période de l’entre-deux-guerres mondiales connaît un renouveau des idées et des mouvements en faveur de l’unité européenne. Et pour cause : des intellectuels, des militants, des politiques redoutent la résurgence des nationalismes qui sont sur le point de se déchaîner et de foudroyer l’Europe. Des militants fédéralistes se sont engagés très tôt, partout en Europe, dans la résistance contre le fascisme et le nazisme. Citons, parmi tant et tant d’autres, dont la mémoire est rappelée dans les ouvrages mentionnés plus loin, l’écrivain français Albert Camus, l’Italien Altiero Spinelli emprisonné sur l’île de Ventotene, où il écrira son Manifeste pour une Europe fédérale. Citons encore ces résistants allemands de « La Rose blanche », parmi lesquels Hans et Sophie Scholl, étudiants de l’université de Munich, arrêtés et décapités par les nazis : ils avaient lancé dans un de leurs tracts un appel à la constitution d’une Allemagne fédérale dans une Europe fédérale.

Lire la suite...

11-09-2016, BREXIT : LE RÉFÉRENDUM OU LA DÉMOCRATIE À PILE OU FACE

Roger Vancampenhout

La démocratie face au chaos

En perdant le pari du “Remain” contre le “Leave”, David Cameron s’est tiré une balle dans le pied, que ce soit “le pied dedans” ou le “pied dehors” du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Europe. Ce faisant, il a entraîné son pays dans une zone de turbulence prolongée. Avec ses 51,9 %, le choix du “Brexit” a mis en lumière des dissensions internes non seulement entre les nations constitutives du Royaume, mais aussi entre les diverses composantes de la population : le choix de quitter l’Union n’est partagé ni par la majorité des Écossais, ni par celle des Irlandais du Nord, ni par Londres (sans parler de Gibraltar), ni par la majorité des jeunes Britanniques.

Ce choix illustre également un divorce entre les classes dites “populaires”, retraités et habitants des campagnes, et les classes plus “aisées” ou mieux informées, étudiants et urbains, quelquefois qualifiées “d’élites”... Les fractures sont profondes jusqu’au sein des principaux partis, conservateur et travailliste.

Lire la suite...